Champions Cup : fortunes contrastées pour les cadors du Top 14

 
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La deuxième journée de Champions Cup 2025-2026 a livré un week-end à haute tension, porté par des cadences étourdissantes, des défenses constamment sollicitées et des matchs capables de basculer sur une poignée de séquences. Les poids lourds du Top 14 n’ont pas tous avancé au même rythme : certains ont déroulé, d’autres ont dû s’employer, et quelques-uns ont découvert, au fil des minutes, une réalité nettement plus rugueuse que celle imaginée au coup d’envoi.
 

Jalibert inspire Bordeaux-Bègles, qui corrige les Scarlets

L’Union Bordeaux-Bègles a poursuivi sa défense du titre européen avec une démonstration de puissance et de précision : huit essais inscrits, un succès net (50-21) et une impression de contrôle presque permanent face aux Scarlets.

Malgré l’ampleur du score, l’UBB n’occupe que la deuxième place de la poule 4, devancée par Northampton Saints à la différence de points. Les Girondins confirment au passage leur régularité continentale : 14 victoires sur leurs 16 dernières sorties européennes.

Les Scarlets, eux, ont cru tenir une ouverture au tout début. Dans un Chaban-Delmas bien garni, les Gallois ont démarré fort et ont été récompensés lorsque Fletcher Anderson a aplati en force à courte distance, après une pénalité jouée à la main. Une entame idéale… mais de courte durée.

Car Matthieu Jalibert a très vite remis Bordeaux sur les rails, rappelant pourquoi il est considéré comme l’un des ouvreurs les plus dangereux d’Europe. Lecture instantanée de l’espace derrière le rideau défensif, petit par-dessus, récupération de son propre ballon : essai express, et match relancé.

Dans la foulée, Jefferson Poirot a lui aussi trouvé l’en-but sur une séquence au ras, avant que Gaëtan Barlot ne conclue une action construite à partir d’une touche parfaitement négociée. Et comme souvent, Jalibert a donné le ton : chef d’orchestre, il initie une contre-attaque longue et tranchante qui mène à un nouvel essai — bonus offensif sécurisé avant la demi-heure.

Les Scarlets ont bien montré un peu d’orgueil avec des essais de Henry Thomas et Joe Hawkins, mais l’écart était déjà trop lourd. Après la pause, Bordeaux-Bègles a terminé le travail sans trembler, en déroulant avec une maîtrise froide.

Si Jalibert maintient ce niveau de performance, l’UBB peut sérieusement se poser en candidat crédible pour conserver sa couronne européenne cette saison.
 

Glasgow renverse Toulouse au terme d’un comeback irréel

Le principal sujet de discussion s’est incontestablement joué à Scotstoun, où les Glasgow Warriors ont réalisé une remontée historique pour faire tomber le Toulouse, favori du tournoi.

Menés 21–0 à la pause face aux sextuples champions, les Warriors semblaient condamnés. Mais au retour des vestiaires, ils ont livré une démonstration de foi, d’énergie et d’agressivité maîtrisée, renversant complètement le scénario.

Toulouse avait abordé cette campagne de Champions Cup avec l’étiquette de favori chez les bookmakers. Plusieurs sites de paris Megapari Maroc ont enregistré des mises importantes sur Toulouse.

En première période, Toulouse a déroulé avec une maîtrise presque clinique, rendant l’idée d’un exploit de Glasgow très lointaine. Titulaire pour la première fois depuis plus de huit mois, Antoine Dupont a imprimé sa cadence dès les premières séquences, orientant le jeu, accélérant au bon moment et tenant le fil des quarante premières minutes. Dans son sillage, Kalvin Gourgues a frappé deux fois, et seul un déchet tardif d’Ange Capuozzo, juste avant la pause, a évité que l’écart ne prenne des proportions encore plus lourdes.

Puis le match a changé de visage. Au retour des vestiaires, Glasgow a élevé l’intensité d’un cran et s’est mis à jouer sans retenue, avec une agressivité contrôlée et une conviction contagieuse. Josh McKay a lancé la révolte par une percée puissante le long de la touche, rallumant Scotstoun et réveillant l’espoir. Gregor Brown a enchaîné, avant que le capitaine Sione Tuipulotu ne vienne égaliser et faire basculer l’atmosphère dans l’électrique.

Portés par cette bascule et aidés par le vent dans le dos, les Warriors ont ensuite trouvé la séquence parfaite : un maul roulant, souverain, a envoyé le talonneur remplaçant Seb Stephen derrière la ligne, offrant à Glasgow l’avantage pour la première fois. Adam Hastings, d’une précision froide, a converti les quatre essais, et les Écossais ont tenu jusqu’au bout pour arracher une victoire destinée à marquer l’histoire de la Champions Cup.

 

Toulon “botte en touche” sur les promesses : à Mayol, il préfère les actes et fait plier Bath pour afficher ses ambitions

 

Stade Mayol s’apparente toujours à un déplacement piégeux, et Toulon l’a rappelé avec éclat en dominant Bath, leader de Pool2, au terme d’un match spectaculaire.

Le club du TOP14 a effacé la frustration de la première journée pour s’imposer 45–34 et renvoyer les champions de Gallagher Premiership sans la moindre récompense.

Dès le coup d’envoi, Toulon a posé sa marque. Le pack varois a installé un rapport de force net, dominant les zones de contact, sécurisant la mêlée, imposant des mauls lourds et, surtout, obligeant Bath à jouer sur un tempo qui n’était pas le sien.

Lewis Ludlam et Kyle Sinckler ont personnifié cette sévérité : visibles, tranchants, toujours au cœur des collisions, les deux anciens internationaux anglais ont pesé sur le match au point d’en faire une soirée d’usure pour les visiteurs.

Bath, pourtant, a refusé de plier. Les champions anglais ont montré de la tenue et de l’ambition, allant jusqu’à prendre l’avantage à deux reprises en première période. Toulon n’a jamais perdu son fil : chaque séquence adverse a été immédiatement contenue, puis contrebalancée par une réponse structurée, plus froide, plus efficace. Juste avant la pause, Juan Ignacio Brex a concrétisé cette maîtrise en franchissant la ligne, offrant de l’air aux siens et un avantage solide.

Après la mi-temps, le bras de fer s’est prolongé à haute intensité. Bath est resté au contact, répondant longtemps essai pour essai et maintenant la pression au score. Mais l’écart s’est creusé dans la seconde période, quand Toulon a su accélérer au bon moment : Ludlam, encore lui, et Mateo Garcia ont permis aux Varois de faire basculer la rencontre en transformant la domination en points.

Même avec l’avance, Toulon n’a pas choisi le confort. Dans les dernières secondes, alors que l’horloge basculait dans le rouge, les hommes de Pierre Mignoni ont refusé de fermer le jeu : touche, confiance au maul, puis Teddy Baubigny lancé à l’essai pour sceller le succès—et, plus encore, priver Bath du bonus défensif.

Grâce à cette victoire, Toulon grimpe à la quatrième place de Pool2 et peut légitimement envisager la suite de la compétition avec ambition.

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