Demi-finale de Top 14 : entre Montpellier et le Stade Français, une promesse de bras de fer dans la revanche des mal-aimés

Demi-finale de Top 14 : entre Montpellier et le Stade Français, une promesse de bras de fer dans la revanche des mal-aimés
 
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Entre deux équipes présentées comme les plus denses de la saison et portées par un jeu monolithique, cette demi-finale entre Montpellier et le Stade Français, ce samedi à Marseille, s’annonce frontale Les plus romantiques d’entre vous devront bien s’y résoudre. Le rugby ne se limite pas aux fulgurances de Matthieu Jalibert et Louis Bielle-Biarrey, les deux électrons libres qui ont électrisé l’UBB cette saison. Il ne se cantonne pas non plus à l’ambition de jeu incarnée par Fabien Brau-Boirie et Théo Attissogbe sous le maillot de la Section ces derniers mois. La force d’une mêlée, l’autorité d’une défense, la largeur des épaules composant un pack d’airain sont des données tout aussi importantes. Voire plus lorsque la route s’élève vers les phases finales en fin de saison. La demi-finale qui opposera Montpellier au Stade Français, ce samedi soir au Vélodrome de Marseille, raconte à elle seule cette évidence. La conquête, la défense, l’organisation, c’est plus que jamais du rugby.Probablement observée d’un œil amer et distrait en Gironde et en Béarn, cette affiche entre des Montpelliérains qui se sont directement qualifiés pour les demi-finales et des Parisiens qui ont dû en passer par un barrage expéditif face aux Rochelais (45-5) n’est probablement pas la plus glamour eu égard au spectacle permanent qu’a proposé le Top 14 tout au long de la saison.Elle mettra pourtant aux prises deux des formations les plus consistantes. Deux équipes qui ont marqué leurs adversaires dans leurs chairs par leur rudesse et leur capacité à les étouffer. Deux clubs ayant fait de leur robustesse un levier pour revenir au premier plan après des désillusions ces dernières saisons.« Tout le monde en parle, ce sera un match physique. Nous, on est prêts à en découdre »Dans des proportions diverses, Héraultais et Parisiens ont longtemps été ballottés par une irrégularité chronique ces dernières années. Champions en 2022, les premiers nommés sont nettement rentrés dans le rang dans la foulée, au point d’être contraints à un access match au couteau en 2024. Qualifiés directement en demi-finale cette année-là justement, avant d’être éliminés par l’UBB à Bordeaux, les seconds nommés ont été immédiatement rattrapés par leurs démons la saison dernière. Ils ont pour point commun d’avoir fait de ce passé récent le fondement du parcours qui les a conduits jusqu’à ce dernier carré. Sur le même sujet « Je vois bien l’inquiétude qui plane autour de nous... » Avant la demi-finale de Top 14, Toulouse avance en eaux troubles À l’heure d’affronter un Racing très dense, mais peut-être fatigué, le triple champion de France est escorté par les doutes nés d’une fin de saison moins maîtrisée Fureur et combatC’est bien connu, le Top 14 ne délivre pas de notes artistiques. Il faut toutefois prendre gare à ne pas caricaturer ces deux prétendants légitimes au Brennus. Derrière leurs silhouettes monolithiques, et au-delà de leurs mêlées d’acier, ces deux équipes disposent d’une palette un peu plus variée qu’il n’y paraît. À l’heure où leurs trajectoires vont se percuter, il est bien difficile de pronostiquer autre chose qu’une furieuse épreuve de force entre deux adversaires qui l’ont emporté assez nettement à domicile cette saison lorsqu’ils se sont croisés (44-7 pour le MHR, 35-12 pour Paris). Sur le même sujet Toulouse - Racing 92. « Sa performance, ça reste une inconnue. Ce qui est sûr, c’est qu’il est déterminé » : Antoine Dupont de retour au jeu Absent depuis plus d’un mois, le demi de mêlée composera la charnière avec Romain Ntamack « Le Stade Français, c’est la seule équipe qui nous a mis un bonus offensif pour être très clair », a introduit le manager du MHR, Joan Caudullo : « Quand elle a trouvé la clé du coffre-fort, comme elle l’a fait contre La Rochelle, elle est capable de bien jouer au rugby. À nous de faire en sorte qu’ils ne la trouvent pas et de créer un bras de fer face à eux pour espérer l’emporter. Tout le monde en parle, ce sera un match physique. Nous, on est prêts à en découdre. »Ces propos résonnent comme une promesse. Mais le deuxième ligne parisien Paul Gabrillagues ne les avait pas attendus pour savoir à quoi se préparer : « C’est une équipe aussi qui nous ressemble un peu parce que dans un passé proche, ils ont eu des saisons un peu plus compliquées. Elle est revancharde au niveau de la mentalité, comme nous. » Ce supplément d’âme n’est pas anodin. Dans la fureur du combat annoncé, il apportera peut-être finalement une petite touche de romantisme
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