ENTRETIEN. « La seule pression comptable est sur le Top 14 », détermine Piqueronies, avant le retour de Pau en Champions Cup

ENTRETIEN. « La seule pression comptable est sur le Top 14 », détermine Piqueronies, avant le retour de Pau en Champions Cup
 
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ENTRETIEN - Vingt-quatre ans après, la Section Paloise et son manager abordent leur redécouverte de la reine des compétitions européennes sans pression du résultat. Mais avec de l’ambition dans le jeu Avec quelles ambitions la Section attaque-t-elle ce retour dans la plus prestigieuse des Coupes d’Europe, ce dimanche, face à Northampton (14 heures, au Hameau) ?Avec deux objectifs : celui de rendre fier notre territoire, d’être aussi très fier de recevoir au Hameau un grand d’Europe, après 24 ans passés dans un environnement différent. On a envie de faire rayonner le drapeau béarnais à l’échelle continentale. La deuxième ambition, c’est d’évaluer et de faire évoluer notre niveau de jeu face aux meilleures équipes du continent. Donc on a deux objectifs bien distincts : d’identité, de fierté, et de progression dans notre rugby.Un dauphin du Top 14 serait justement légitime à briguer un huitième de finale, au sein d’une poule où quatre équipes sur six se qualifieront…La seule obsession comptable, elle est sur le Top 14. On veut absolument réussir à se qualifier cette année, on y met 100 % de notre énergie. Il est inutile de mettre une pression comptable ailleurs. Cela me paraît légitime, à ce stade de notre construction, de ne concentrer notre obsession que sur une bataille ciblée. Même si par ruissellement, le fait d’être en confiance en Top 14 va nous aider à mieux aborder cette Champions Cup.Est-elle aussi un moyen d’évoluer vers une nouvelle forme de jeu ?On sera obligés de circuler plus vite en défense, d’être beaucoup mieux connectés sur les bords des rucks, de défendre des séquences beaucoup plus longues. Sinon, on se retrouvera trop en difficulté. Nous serons aussi obligés, avec un peu moins de contraintes « combattues », de tenir le ballon et d’être beaucoup plus efficaces sur nos rucks offensifs. C’étaient les priorités de notre semaine pour exister dans cette compétition.Quels sont les curseurs à élever par rapport à vos dernières campagnes en Challenge Cup ?Je m’attends à peu près au même environnement en termes de rythme, d’intensité, que nos matchs des années passées face à Bath ou au Connacht (contre qui Pau a perdu en 8e, en avril 2024 et 2025, NDLR). La seule chose qui va changer, c’est le niveau d’adversité. Les 15 mecs en face sont meilleurs. Il ne faut pas se tromper là-dessus. Sur le même sujet Champions Cup. Une inconnue aux multiples facteurs pour Pau avant la Champions Cup Nouvelle atmosphère, nouvelle compétition, et nouvel arbitrage : avant son premier rendez-vous en Champions Cup depuis 24 ans, ce dimanche lors de la réception de Northampton (14 heures), la Section appréhende l’inconnu « Tout le monde veut croquer. On s’est qualifiés pour être légitimes »Ressentez-vous une excitation supplémentaire, au sein de votre groupe, en amont de cette redécouverte de la Champions Cup ?Oui, clairement. Je vois beaucoup d’envie et d’enthousiasme, de fierté d’être à ce rendez-vous-là. C’est une étape dans notre feuille de route pour confirmer que le chemin est le bon et qu’on grandit. Maintenant, tout le monde veut croquer. On s’est qualifiés pour être légitimes.Les règles européennes des bonus, différentes du Top 14, entraîneront-elles un glissement vers un jeu plus offensif ?Le jeu offensif est aussi dépendant de ce que propose l’adversaire, des munitions qu’il te donne. On a toujours la prétention d’être très offensifs. On a marqué huit essais dimanche (face à La Rochelle, 53-33), sans parvenir à lancer le jeu comme on l’aurait voulu sur nos mêlées. Être offensif n’est pas forcément une volonté, c’est une conséquence des munitions que tu récupères, de la qualité de ta conquête, de tes lancements. On a par exemple été très offensifs sur ballons portés, dimanche. On aurait eu tort de se faire des passes, vu le résultat. Par contre, les règles de cette compétition font, que oui, le point de bonus est plus facile à prendre. Sur le même sujet Champions Cup. La Section attaque face au vice-champion d’Europe Northampton Ce dimanche, au Hameau, la Section Paloise entame sa campagne européenne face au finaliste malheureux de la dernière édition (14 heures) Comptez-vous plus impliquer vos joueurs « premium » que les années précédentes en Challenge Cup ?Oui, clairement. Ils le savent et ils en ont envie.L’idée serait de tout miser sur les matchs à domicile, sachant que deux victoires vous garantiraient la qualification ?Je veux mettre mon effectif sur un pied d’égalité tant j’ai besoin de tout le monde pour ce tunnel de 11 matchs. Je pense l’avoir déjà prouvé sur les 10e et 11e journées (à Bordeaux et face à La Rochelle). Il y a eu beaucoup de rotations. On va continuer, avec une équipe, qui, pour moi, sera la meilleure équipe de la Section cette semaine. J’ai la chance d’avoir une saine émulation, un peu plus devant que derrière, où on a quand même pas mal de casse. J’alignerai ce qu’on a de meilleur en fonction des impératifs de vacances, de régénération. Si on tourne bien, c’est aussi qu’on évite de faire enchaîner 7 ou 8 feuilles de match. Sur le même sujet Premières lignes, la chronique de Pierre Triep-Capdeville : « Attention à la mousse » Comme chaque semaine de Top 14 et de Champions Cup, et avant le match de Pau face à Northampton (dimanche, 14 heures), l’ex-pilier sectionniste nous gratifie d’un billet bien senti Avez-vous conservé la même routine de préparation qu’en Top 14 cette semaine ?Oui, parce qu’on veut montrer à tout notre squad qu’on est sur le même degré d’exigence. La seule chose que l’on a fait évoluer, c’est cet environnement beaucoup plus rapide et rythmé, parce qu’on veut s’habituer à ces temps morts qui seront beaucoup plus courts, et à cette vitesse de jeu qui sera plus élevée
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