Top 14. Le contre productif de la Section Paloise face à Castres

 
Partager
 
Si la plupart des forces paloises se sont transformées en faiblesses, ce samedi, l’efficacité des Béarnais sur les ballons de récupération leur a permis d’égaler leur meilleur départ en Top 14 (35-26) Même quand la plupart de ses forces l’abandonnent, qu’elles se retournent contre la Section, l’une d’entre elles reste l’immuable socle de ses certitudes. La force du symbole dit beaucoup de ce réalisme en transition devenu identitaire chez les hommes de Piqueronies. À 26-28, ce samedi face à Castres, une réalisation de 80 mètres, inscrite à la 80e, a encore valorisé les qualités en contre des coéquipiers d’Hugo Auradou. Entre le grattage du deuxième ligne international, et l’essai d’Aaron Grandidier à la réception de son propre coup de pied, un laps de temps de 15 secondes aura suffi à embraser le Hameau (35-26). « Le genre de séquence qui fait très mal à la tête de l’adversaire », apprécie le flanker Loïc Crédoz.Le boulevard désertAu-delà de la portée de ce 18e succès de rang à domicile en phase régulière de Top 14 - qui permet aux Béarnais d’égaler leur meilleur départ en championnat (22 points, comme en 2023-2024) - cette efficience sur les ballons de turnover a presque assuré à elle seule le rang de leader provisoire dont les Palois se prévalent (avant le Toulouse - Bayonne de ce dimanche). « C’est vrai que c’est un de nos seuls points forts qu’on a maintenus fort, abonde le manager de la Section. On assume de vouloir faire partie des meilleurs, et pour le devenir, il faut se comporter comme les meilleurs, en claquant sur chaque opportunité laissée par l’adversaire. »Castres a carrément ouvert un boulevard aux Palois sur un second ballon récupéré sous un duel aérien, en déployant son rideau bien trop nonchalamment, pour éviter que Gailleton ne le contourne (20-17, 41e). « Dans ce genre de situation, on arrive à créer du désordre dans la défense, apprécie Clément Mondinat, et à bien l’exploiter. »« Cela reste une performance de gagner avec de traditionnels points forts aussi faibles »Il le faut bien, quand tout le reste bat de l’aile. À l’image d’un Jolmes catastrophique sur la seule mi-temps jouée par le deuxième ligne (trois en-avant, trois fois devancé sur touche offensive), les Béarnais ont fait preuve d’une fébrilité confondante sur tous les secteurs qui les porte depuis début septembre. Mauls offensifs, touche, continuité dans le jeu compromise par un chapelet de fautes de mains (14 ballons perdus)… « En général, notre équipe traverse le milieu de terrain efficacement, rappelle le manager. Elle attaque au pied et récupère beaucoup de deuxièmes ballons, elle est dominante en l’air sur la touche et attaque avec férocité les ballons portés. Ce samedi, aucun de ces quatre piliers n’était stable. » Une forme de mérite découle donc de la victoire du soir. « Ça reste une performance de gagner avec de traditionnels points forts aussi faibles. »L’ironie de l’histoire veut que les habituels secteurs instables aient contribué à juguler la faillite béarnaise sur tous les points soulevés par le technicien. Leur mêlée fut cette fois pourvoyeuse de points, et sur les seconds ballons autour des duels aériens, Pau a assuré une « pêche » plutôt prolifique. Défensivement, et considérant l’écart final, certaines séquences furent salvatrices pour la 9e formation de Top 14 la plus perméable de ce début de saison. « On a été un peu moins bons au niveau de secteurs sur lesquels on performait et un peu meilleurs sur ceux sur lesquels on péchait, abonde Mondinat. Je ne sais pas ce qui s’est passé, il y a quand même un peu de frustration malgré la victoire. »« Plus costaud, plus complet »Elle se dissipera forcément à l’heure du bilan de ce premier bloc. Sans se montrer génial, à Vannes comme face à Castres, le dernier barragiste du Top 14 enregistre un bilan de cinq victoires en six journées (plus deux bonus offensifs) qui étire sa dynamique de la saison passée. « On a un effectif qui est encore plus costaud, encore plus complet, apprécie Loïc Crédoz. Il n’y a pas trop de monde à l’infirmerie, à l’entraînement, on fait de bonnes semaines parce qu’on se challenge, il y a du monde à chaque poste : ça ne peut que marcher. » Pas toujours sur des roulettes, mais sans empêcher Pau d’avancer. Les notes 7/10 Isa, Crédoz6/10 Etchebehere, Delhommel, Grandidier, Brau-Boirie, Gailleton, Manu5/10 Tokolahi, Gorgadze, Daubagna, Despérès, Mondinat4/10 Capelli2/10 Jolmes Réactions Sébastien Piqueronies (manager de Pau). Le départ est très bon. Gagner 5 matchs sur 6 en Top 14, c’est très bien. Même si le contenu ne nous satisfait pas, notre point d’étape comptable est remarquable. 22 points engrangés, c’est très bien. Et on est très fiers. J’ai envie de retenir que la Section a des points forts qui ne sont pas tous très stables. J’ai hâte de vivre un match sur lequel on arrivera à performer sans le syndrome des vases communicants, en maintenant nos bases stables et solides, et nos points forts élevés tout en ayant nos points d’amélioration concrètement visibles.Loïc Crédoz (flanker de Pau). On n’est pas très contents de cette victoire, mais on la savoure quand même. Le scénario du match était un peu catastrophique, à la mi-temps surtout. On fait une première période où sur les bases, on n’y était pas du tout là, donc c’est normal qu’on soit derrière au score. Mais on a réussi à trouver des solutions, à repasser devant et à garder cette avance-là pour gagner. Cette dernière séquence montre quand même pas mal de solidarité, on arrive à trouver un grattage qui nous amène sur l’essai, on ne fait pas de faute. L’arbitre reste les bras en bas, c’était l’essentiel, parce que sinon ils prenaient trois points et c’était fini, ils passaient devant
img

Top 6 Général