TOP 14. Cinq choses à savoir sur la nouvelle pépite paloise Joachim Senga-Kouo

 
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Avant de s’attacher ses services, Pau a longtemps fait la cour au meilleur joueur et vainqueur du Six-Nations U20. Pour qui l’histoire d’amour avec le rugby a commencé via un concours de circonstances 1 Ciblé par Pau depuis deux ansAlors bien sûr, emboîter le pas des Gailleton, Attissogbe, Arfeuil ou Brau-Boirie a évidemment influé dans le choix de Joachim Senga-Kouo. « Quand on voit les exemples passés avant moi à Pau… c’est inspirant, mais ça donne aussi envie de les titiller. » Le lobbying de Brandon Fajardo fut aussi de nature à orienter sa décision. « Je l’ai connu en U17, pendant la tournée en Afrique du Sud. » Mais ce qui a surtout convaincu l’arrière de 18 ans - « malgré l’intérêt de gros clubs comme le Racing, Montpellier ou Toulon » - reste la longue opération séduction entreprise par la Section. Sur le même sujet Section Paloise : l’international français Jimi Maximin prolonge son contrat jusqu’en 2030 Alors que la Section Paloise débutera sa saison de Top 14 samedi par un déplacement à Montpellier, le club béarnais a officialisé la prolongation de son deuxième ligne international Sur le même sujet TOP 14. Julien Sarraute et ses quatre étoiles gersoises Viscéralement attaché à son Gers, le coach des trois-quarts palois a vu débuter Jelonch, Dupont, Alldritt et Bourgarit lorsqu’il entraînait Auch « Cela fait plus de deux ans que le club me suit. Cela m’a permis de connaître Sébastien Piqueronies et la façon dont il travaille. Même si la concurrence a rendu ce choix difficile, j’ai signé à Pau dès le mois de novembre, sachant que j’avais déjà failli y signer la saison passée. Cela m’a facilité les choses mentalement. » Lorsqu’il s’est agi de quitter son cocon vannetais. « Je savais que Seb allait me faire confiance et me donner des opportunités en Top 14. Même si c’est à moi de les prendre. «Pour sa première saison en Vert et Blanc, le Francilien d’origine « ne se met pas de pression particulière », et encore moins “d’objectifs chiffrés” : « Je sais que j’aurais des échéances à 7 et à 15, avec les U20 français. Mais j’aimerais aussi faire mes premiers matchs en pro à Pau, sachant que le match à la Rabine (face à Vannes, son ancien club, le 3 octobre prochain), constitue un premier vrai objectif.” Joachim Senga-Kouo ne s’en cache pas « je veux « matcher” le moins possible avec les espoirs, et autant que je peux avec les pros. »2 Vainqueur et meilleur joueur du VI NationsSurclassé en U20, meilleur joueur et vainqueur du dernier Six-Nations de sa catégorie d’âge, détonant pour ses débuts à Vannes, « on ne parle pas d’âge » non plus, à Joachim Senga-Kouo. « Je me dis que ce n’est que le début, que je n’ai même pas 50 matchs en pro, je n’ai pas non plus touché à la grande équipe de France, en bref, je n’ai rien fait de fou. » Même si le titre avec les Bleuets « reste magnifique », celui “de champion de France avec les espoirs de Vannes » l’est encore plus, dans le best-of de sa jeune carrière. « C’était important de les faire remonter en élite. » Altruiste, reconnaissant, lucide… et humble. En tout cas suffisamment pour éviter de se sentir arrivé trop vite, trop tôt. « Mes parents me suivent beaucoup par rapport à ça, comme au niveau des études.” Après validation de sa première année de BUT en Gestion et administration des entreprises dans le Morbihan, le jeune arrière poursuit son cursus en deuxième année à l’ESC Pau.« Pour garder la tête sur les épaules, j’essaie de me souvenir d’où je viens, prolonge spontanément la pépite attendue par la Section depuis maintenant deux saisons. J’ai commencé en régional et tout n’a pas été simple pour moi. En arrivant à Vannes, je suis passé ailier puis 15 parce qu’il y avait meilleur que moi à l’ouverture. J’ai tout de suite « kiffé » ce poste d’arrière : tu es un électron libre, tu peux dézoner t’amuser sur le terrain. » Et exploiter des qualités qu’il dépeint : « Je me considère comme un joueur offensif, capable de franchir, de gagner des duels, tout en étant très friand de relances. Je travaille aussi beaucoup le secteur défensif pour devenir le plus complet possible. »3 Des débuts fracassants avec Vannes« Tu ne joueras pas chez les pros. » Et le rêve s’envole. Celui de porter, au moins une fois, le maillot de l’équipe première du RC Vannes. La signature précoce de « JSK » à Pau ferme les vannes en Bretagne. Avant que son talent ne les rouvre. « On m’avait dit que je n’allais pas jouer, mais depuis début 2024, je m’entraînais tout le temps avec les pros. Le staff, notamment Jean-Noël Spitzer, m’a finalement fait confiance. » À raison : pour la première de ses quatre apparitions en Pro D2, lors de la 26e journée de l’an passé face à Béziers, le jeune arrière claque trois essais, et s’en voit refuser deux de plus. Avant d’en inscrire un quatrième, 15 jours plus tard contre Aurillac.Marqueur marquant, malgré le passage éclair en équipe première dans son club de cœur. « Ce n’est qu’un au revoir, si ça se trouve, j’y reviendrais peut-être un jour », prophétise le natif de Meaux, devenu Breton d’adoption lorsqu’il y a suivi sa mère « juste avant le Covid. Après un an à Saint-Brieuc sans avoir joué à cause de la pandémie, je fais des détections à Vannes et j’ai été pris. »4 Un frère cadet tout aussi prometteurUn Senga-Kouo peut en cacher un autre. Dans l’ombre et dans les pas de son aîné Joachim, Nathanaël, âge de 16 ans,, trace la même route. « Il me suit et fait même mieux, louange Joachim : il a été surclassé en U18 France - ce que je n’avais pas fait - a remporté le titre de champion d’Europe à 7, et il a signé deux ans à Vannes. J’espère qu’il fera aussi bien que moi, voire mieux », dit celui qui se plaît à exhumer le souvenir de ces « un contre un dans le jardin » face à son frangin.5 Du foot au rugby… pour une paire de protège-tibiasTennisman « pendant une bonne dizaine d’années », basketteur, « durant quatre ans », avant que le ballon rond ne le titille : « Je regardais bien le rugby à la télé avec mon grand-père quand j’étais petit, mais un jour, je voulais me mettre au foot. » Problème : « Je n’avais pas de protège-tibias pour aller à l’entraînement. Juste à côté du terrain de foot, à Crépy-en-Valois, il y en avait un de rugby. Je suis allé y jeter un œil la semaine suivante et c’est comme ça que tout a commencé. Véridique. » D’équerre en septembre « Sur une action banale, ma cheville a lâché. » La tuile, lors de la dernière finale d’accession avec les espoirs de Vannes. Opéré le 18 juin, le joueur a manqué le mondial U20 disputé cet été en Géorgie et une partie de la prépa de la Section Paloise. « J’ai repris la course, et pense réintégrer l’entraînement d’ici une semaine, pour un retour sur les terrains vers la mi ou la fin septembre. » Avec forcément, dans un coin de la tête, le Vannes - Section annoncé le 3 octobre prochain au stade de la Rabine
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